______Chambre de Kiro. 3h47 ____________________________________________ PDV Kiro
Après une telle soirée je n'ai plus la force de rien, je demeure simplement allongé sur mon lit. Dans la pénombre de la nuit, je pense, à ce que cette nuit aurait pu être. Ce fut un concert absolument fabuleux que nous avons vécu ce soir. Chacun était excellent et l'ambiance plus que envoutante. Le public guéait nos moindre faits et gestes, accroché aux lèvres de Strify chantant avec lui les paroles des chansons interprétées, ils attendaient tous un petit quelque chose, une petite folie de notre part, à Yu et à moi, une once de mascarade qui n'est plus depuis quelque temps, censé réchauffer l'atmosphère euphorique de la salle. Toutes ces personnes autour de nous, qui nous soutiennent, nous découvrent jour après jour, nous aime pour ce l'on paraît, pour notre musique.. Ces fans. Ils ne se rendent pas compte de ce que peut-être notre vie derrière les projecteurs, sans ce maquillage, sans nos instruments, sans foule nous entourant ni photographe niché dans les coins. Ils ne peuvent pas imaginer que notre vie n'est peut-être pas aussi belle qu'elle paraît, qu'elle devrait être. La musique nous rend tellement heureux, la basse me rend heureux. De pouvoir jouer devant tant de gens sur une grande scène dans des lieux fabuleux, voyager et se faire connaître, vivre du groupe est un tel rêve, un tel bonheur pour moi. Mais il n'y a pas que ça. Ça ne suffit pas à mon bonheur. Derrière le Kiro souriant tout gentil tout bête, qui rigole toujours, il y a une toute autre personne. Kristian. Un Kristian brisé, frappé par l'amour. Détruit par ce même sentiment éprouvé par tous. Jamais nous n'aurions dû joué à ce jeu dangereux. Jamais nous n'aurions dû planifier de telles choses pour nos concerts. Cela plaît, cela choque, cela fait parler ou encore en amuse d'autres, tandis qu'il en fait sourire certains, mais nous, moi, non. Plus maintenant. Je m'y suis perdu.
Je n'ai pas quitté ma chambre depuis que nous sommes rentré, celle-ci étant dans le noir le plus complet, seule la lumière du réverbère de dehors tapant dans ma fenêtre laisse passer un soupçon de lumière. Toujours habillé, fixant le plafond sans bouger, j'ai chaud, et mes larmes viennent me rafraichir, me rappelant également le pourquoi de mon état. Me lassant de la vue que j'admirais depuis bientôt une heure, je change de position en recroquevillant mon corps, enfonçant ma tête dans mon oreiller doux à la bonne odeur, le serrant de toutes mes forces, de toute ma peine. Des spasmes commencent à m'emporter, des gémissements s'échappent sans mon accord de ma bouche, se transformant progressivement en cris. Mes mans tapent sur le matelas, s'enfoncent dans les draps. Je commence à suffoquer toujours plonger la tête dans l'oreiller, je ne me rends même plus compte de mes actes, de mes cris, sachant pourtant que je ne suis pas seul dans ce maudit appartement.
Ce que je craignais -bien que je l'ai provoqué- arrive rapidement. Je devine ma porte de chambre s'ouvrir par les bruits qu'elle émet; de petits grincements. Des pas lents et mal assurés se font entendre, évitant certainement la pagaille jonchant le sol. J'espère, j'espère, et encore j'espère, pour que l'individu ne soit pas la cause de tout mes malheurs. Soudain, je sens une main se poser sur mon épaule, me faisant ainsi sursauter. Je ne me retourne pas pour autant, ne voulant pas être vu dans cet état, ni savoir qui est cette personne. Cette dernière retire sa prise de mon épaule, je sens sa présence partir, puis revenir de l'autre côté du lit, face à moi. Je n'ose pas relever la tête, toujours cette peur de l'identité de la personne. Mon ami ne me laisse pas le choix et vient retirer mon visage de mon oreiller le postant devant lui un bref moment, puis je baisse la tête. Il s'agit de Roméo... Réalisant que je n'ai plus de raison de me cacher, je préfère aller me jeter dans les bras de mon ami qui s'était assit sur mon lit. Ses mains caressent mon dos dans de doux gestes visant à atténuer mon chagrin, pendant qu'il me murmure que ça va passer, que je dois arrêter de pleurer. Mais je n'y arrive pas. Ça fait bien trop mal, et j'ai bien trop de peine. Je me suis confier à lui il y a quelques jours de cela, et à présent il est au courant de mon malheur, de mes sentiments. Il ne m'avait encore jamais vu comme ça et portant il ne semble pas déstabilisé pour autant et tente du mieux qu'il peut pour faire cesser mes pleures.
______PVD Romeo
J'entre dans la pièce d'où proviennent les cris entendus de ma chambre, cette dernière étant à côté de celle de Kiro. J'approche vers son lit où son corps tremblant et secoué de spasmes est recroquevillé. Pourquoi est-il dans cet état ? Comment n'a-t-on pas pu voir son mal-être si important depuis tout ce temps... Il est si affaibli, si abattu et si perdu face à tout ce qu'il ressent. Il a été détruit en si peu de temps devant nos yeux aveugles. Je dépose une main sur son épaule mais il ne bouge pas, sursautant tout de même un peu par le contact. Je décide donc de faire le tour du lit de façon à être face à lui, ne lui laissant aucune issue pour fuir. Ça me fait si mal de le voir dans un tel état pour une personne qui ne semble pas intéressée le moins du monde par lui... Il mérite tellement mieux.
Son visage posté devant le mien, je ne peux que voir tout ces traits de fatigues, ses yeux rougis, ses cheveux en batailles, sa peau abimée par tant de maquillages mouillés par ses larmes. Je donnerais tout pour pouvoir lui redonner son sourire si beau et envoutant qu'il arborait si souvent... Avant. Pourquoi devrait-ce être finit ? Son sourire et sa joie étant pourtant tant communicative ! Avant, tout était tellement plus simple pour tous je pense... Il enfonce soudainement son corps contre mon torse, et je m'empresse de refermer mes bras autour de lui, lui montrant ma présence et me voulant rassurant. Mes mains s'activent à caresser son dos, apaisant ainsi ses pleures incessants. Ses mains viennent s'agripper à ma nuque comme pour me supplier de ne pas l'abandonner, chose que jamais je ne ferrais. Il compte tellement pour moi. Comment peut-il rester indifférent devant tant de peine de sa part ? Tant d'amour. Tant de détresse... Je caresse d'une main sa joue après avoir essuyé les perles d'eau qui humidifient son visage meurtrie de tristesse, mon pouce se coince au creux de ses lèvres que je viens embrasser des miennes sans plus y réfléchir. Il n'émet aucune réaction. J'ai tellement envie de lui donner un plaisir, un sourire même éphémère. Il ne mérite pas tout ce malheur causé par cet être indifférent à sa personne.. Il me déçoit tant sur ce point-ci.
Réalisant enfin ce que je fais, c'est-à-dire embrasser l'un de mes meilleurs amis!-, je sépare immédiatement mes lèvres de celles de Kiro. Ce dernier porte son regard sur moi, ayant toujours les yeux embués; il semble ailleurs, perdu. Bien décider à refaire pétiller ses yeux de l'étincelle à présent morte, ma bouche s'approche d'elle même de la sienne et renouvelle l'acte précédent. Ses lèvres on un gout délicieux, un petit gout sucré que l'on ne peut qualifier. Elles sont douces et envoute autant que Kristian lui-même... Comme un aimant... En plus intense. Je sens un muscle chaud venir taper contre mes lèvres faisant office de barrière à ma bouche. Je lui accorde l'accès et il s'empresse alors de venir taquiner ma langue de la sienne une fois trouvé. Je m'installe plu confortablement sur son lit, m'allongeant à ses côtés, lui faisant suivre mon chemin. Nos corps se retrouvent allongés face à face, nos membres entrelacés, nos lèvres toujours scellées. L'une de mes mains vient se faufiler dans sa tignasse que je caresse lentement dans des mouvements calmes, mon autre main descendant progressivement dans son dos pour aller se nicher dans sa chute de rein. Appuyant ma prise j'approche nos deux bassins au plus proche, ce qui nous fait lâcher un gémissement.
Malgré nos gestes son corps tremble toujours, ses pleures ne s'arrêtent pas. Bien décider à vouloir les cesser, je passe à califourchon sur son corps et enclenche directement des millions de baisers que j'éparpille un peu partout sur sa peau, commençant par sa joue, dérivant dans son cou. Voulant continuer sur son torse, je fut vite obliger de me stopper, Kiro étant tout comme moi toujours habillé. Sans le brusquer, je lui retire son chandail que je dépose au sol rapidement, butinant au passage ses douces lèvres. Son torse démunit de tout vêtement, je peux reprendre ma course de baisers, où je rencontre ses tétons durcit que je suce avidement, de grands coups de langues s'y mêlant. Ses sanglots font place à de faibles gémissements dont je me félicite de pouvoir créer, satisfait de pouvoir le faire perdre pieds par une autre manière que celle du désespoir. Mon visage arrive enfin au niveau de sa ceinture que je dégrafe sans mal et plutôt précipitamment, sans marquer de pose, je détache son bouton de pantalon, dézippe sa braguette et fait suivre le même chemin à son pantalon qu'à son t-shirt. Je viens caresser la bosse formée dans son boxer en faisant des mouvements circulaires tout en appuyant un minimum pour lui faire ressentir le plaisir souhaité. Me faisant savoir son approuvement à mes caresses, je m'autorise à continuer dans ma lancé en baissant d'une traite son sous-vêtement.
Je découvre alors cette si belle partie de son corps jusqu'à lors masquée que je touche de tout son long, contemplant sa grandeur. Sa virilité est déjà bien dressée pour le peu de temps que nos câlins ont commencés, et tant mieux. Très réceptif Kiro.. ? Ça me plaît. Je veux qu'il soit heureux le temps d'un instant. Qu'il plane à ne plus savoir qui il est sous l'effet de l'orgasme. Je n'en peux plus de le voir si triste, impassible, détruit et tout simplement mort de l'intérieur par ce crétin que j'aime pourtant! Quittant mes réflexions, je me remets au travail en embrassant son sexe, visant à le mettre droit. Voulant avancer plus vite, mes mains viennent s'activer sur son membre dans des mouvements répétitifs. Dès lors que ma bouche ce joint à l'acte, Kristian se met à protester, souhaitant que je m'arrête. Ignorant ses plaintes, je préfère accélérer le rythme lui coupant ainsi le souffle, ne lui permettant plus aucunes objection. Sa peau est si bouillante, cela m'excite tant de l'entendre gémir ainsi, son corps essayant de se débattre... Je fais ça pour lui au fond.. Bien que ça me plaît en effet un minimum. Mes mains se posent sur ses hanches que je caresse nonchalamment, alors que soudainement je sens sa main se poser sur la mienne, me crispant un peu. J'emprisonne cette dernière en entrelaçant nos doigts, pendant que j'envoie ma jumelle rejoindre ma bouche qui joue toujours aussi hardiment à faire monter Kiro en puissance. Les deux éléments combinés, il m'est plus facile de faire de l'effet au petit être en dessous de moi. Ma langue passe et repasse sur son gland plus que gonflé, ma main glisse et tourne sur la peau rugueuse de son pénis, tandis que mes lèvres emprisonnent le tout dans des mouvements brutaux.
« Ah! Aaan-Haaan! Yuuuuu! »
C'est ainsi qu'il se déverse dans ma bouche, laissant son sperme dégouliner le long de mes joues. Je persiste mes allées et venus sur sa verge jusqu'à ce que celle-ci dégonfle totalement. J'embrasse ensuite son ventre et remonte à son visage qui à malheureusement reprit ses traits de crispations qu'il avait auparavant, les pleures ayant reprit à l'énonciation du prénom « Yu ». Je me contente de lui embrasser la joue et de lui caresser les cheveux, dégageant ainsi son visage de quelques mèches encombrantes, puis descend du lit dans le but d'être plus à l'aise pour le plonger sous ses couvertures une fois son boxer remit. Je l'enlace une dernière fois avant de décider que je n'ai plus rien à faire là, commençant à quitter la pièce, mais Kiro m'interpelle.
« A-attends.. » demande-t-il.
« Excuses-moi Kiro. Excuses-moi.. Je.. je voulais simplement te.. »
« Chut... M-merci.. Mer-ci Roméo.. Pour ce que tu as voulus faire. » m'avoua-t-il.
« Si seulement je pouvais faire plus.. Si seulement. » dis-je avant de quitter sa chambre, le laissant alors retrouver ses réflexions.
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